Balthazar Cola Ngoy, que tout le monde appelle « Balth Cola », est né le 18 août 1977 à Lubumbashi. Il est médecin de formation et originaire de Kinika, un village situé dans le secteur Bakunda, territoire de Kasenga (Haut-Katanga).
Fils de Gabriel Kamona Ngoy et de Monique Eneka Kikashi, Balth Cola a grandi à Lubumbashi, où il a fait presque toute sa scolarité, sans jamais couper le lien avec ses origines.
Catholique convaincu et convaincant, marié et père de quatre enfants, le Dr Cola tient à sa foi chrétienne et à sa famille, qui comptent beaucoup pour lui.
Parcours universitaire
Tout part de la médecine. Dr Balth Cola Ngoy fait ses études à l’Université de Lubumbashi (UNILU), où il obtient son diplôme en médecine, chirurgie et accouchement. Animé par une volonté constante de perfectionnement, il veut comprendre comment un système de santé s’organise et se gère, et il se tourne vers l’administration sanitaire. En 2022, il décroche un Master 1 en Gestion des systèmes de santé au Collège International de Management de Galilée, en Israël. Il est aussi titulaire d’un Master 1 en Administration des affaires (MBA/UNICEF).
Son parcours universitaire s’élargit ensuite aux questions de stratégie et de gouvernance. En 2023, il obtient un diplôme de spécialisation en Stratégie, Sécurité et Défense au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) à Kinshasa. Cette formation prolonge son expérience de terrain et lui donne des outils pour aborder les questions de sécurité et de développement. Il y poursuit actuellement un doctorat consacré aux défis contemporains de la gouvernance stratégique, de la sécurité et du développement.
Parcours professionnel et politique
Dr Balth Cola débute sa carrière en 2008 comme Médecin directeur de l’Hôpital général de Katabe, dans le territoire de Pweto. Son sérieux et son sens d’organisation lui valent, deux ans plus tard, en 2010, d’être recruté par Mawson West / Anvil Mining Congo, entreprise minière exploitant alors la mine de Kapulo. Il y prend la direction des services médicaux jusqu’en 2016.
En 2017, il devient Médecin chef des urgences de l’Hôpital général Jason Sendwe de Lubumbashi. La même année, il fait son entrée dans la sphère politique comme Conseiller principal chargé des relations avec le Parlement au cabinet du Gouverneur du Haut-Katanga, Célestin Pande Kapopo.
En 2021, il est nommé Médecin superviseur des hôpitaux du Gouvernement provincial du Haut-Katanga, où il coordonne plusieurs initiatives pour améliorer l’offre de soins médicaux.
En 2022, à la suite de la nomination de Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge au poste de Premier Ministre, Dr Balth Cola est nommé à la Primature comme Conseiller principal chargé de la Santé publique, des Affaires sociales et humanitaires. Il y travaille jusqu’en 2024.
En décembre 2023, à l’occasion des élections générales, il se porte candidat à la députation nationale dans la circonscription de Kasenga. Il figure sur la liste du regroupement politique Agissons et Bâtissons (AB), comme premier suppléant du candidat titulaire Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge. A l’issue de ce scrutin, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge est proclamé Député national élu de Kasenga. Celui-ci choisit toutefois de briguer un autre mandat aux élections sénatoriales, ce qui entraîne la vacance de son siège à l’Assemblée nationale. La validation du mandat de son premier suppléant, Honorable Balth Cola, intervient le 15 juin 2024.
A l’Assemblée nationale, il siège dans le groupe parlementaire Dynamique Agissons et fait partie de la Commission permanente Défense et Sécurité. Il y porte la voix de la population congolaise, et plus particulièrement celle de Kasenga, en plaidant pour un meilleur accès à la santé, à l’éducation, aux infrastructures et aux services de base.
Activités parlementaires
Pleinement conscient de son rôle de représentant légitime du peuple, l’Honorable Balth Cola remplit avec constance les trois missions d’un député : légiférer, contrôler l’action du gouvernement et représenter la population. Ses interventions à l’Assemblée nationale en donnent plusieurs illustrations.
Le 19 septembre 2024, il adresse une question écrite au Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Teddy Lwamba, au sujet des coupures prolongées d’électricité qui affectent les territoires de Kasenga, Pweto et Sakania.
La question de la sécurité figure également parmi ses préoccupations. Connu pour son franc-parler et sa proximité avec ses électeurs, Balth Cola interpelle les autorités sur l’insécurité qui affecte ses électeurs de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga. Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, il fait état d’une population plongée dans l’inquiétude depuis plusieurs mois, marquée par des assassinats mystérieux, des disparitions et la découverte de corps mutilés. Le dernier incident, survenu le 29 septembre 2025, vient raviver les tensions. Alertant sur les risques d’une aggravation de la situation, il sollicite l’envoi urgent d’une mission parlementaire afin que les faits soient examinés et que des réponses appropriées puissent être apportées.
Sur le plan législatif, il dépose le vendredi 13 février 2026 une proposition de loi sur la protection durable de la faune et de la flore, un texte qui touche Kasenga de très près. Son territoire est en effet victime d’un véritable terrorisme écologique : le bois rouge (Pterocarpus tinctorius Welw.), appelé aussi « mukula », l’une des grandes richesses de Kasenga, y est abattu à grande échelle, trop souvent hors de tout contrôle, ce qui compromet le renouvellement des forêts et met en péril les ressources dont dépendent les communautés locales.
Ainsi, pour celui que l’on surnomme « vieux mabula » (« feuille de plante »), la loi-cadre de 2011 sur la protection de l’environnement doit être renforcée pour mieux répondre aux formes actuelles de criminalité environnementale, notamment le trafic d’espèces protégées, l’exploitation illégale de bois précieux et le braconnage à grande échelle.
Son texte apporte des outils plus solides de contrôle, d’enquête et de sanction contre les crimes environnementaux les plus graves.
En portant ce combat à l’Assemblée nationale, c’est aussi Kasenga qu’il défend, sa terre et ses forêts, jusque dans l’hémicycle.
La Ferme Mabula
Loin de l’hémicycle, l’Honorable Balth Chola garde un lien étroit avec la terre. À la ferme agropastorale Mabula, située le long de la route nationale RN5, à environ 47 kilomètres de la ville de Lubumbashi, il cultive le maïs pour contribuer, à son échelle, à l’autosuffisance alimentaire de la population. Le contexte s’y prête : l’approvisionnement des marchés dépend encore en grande partie de produits importés.
Celui qui plaide pour la protection des forêts et des ressources naturelles de Kasenga entend montrer, par l’exemple, qu’on peut tirer de la terre de quoi nourrir la population tout en la respectant.
Contribution à la communauté KIKOKO
Fidèle à sa vocation de médecin et à ses valeurs de solidarité, il crée le 15 août 2022 l’Organisation Non Gouvernementale « Dynamique Balth Cola ». Ses actions caritatives, surtout dans le domaine de la santé, le font connaître d’un public de plus en plus large et font de cette structure un véritable outil de développement communautaire dans le Haut-Katanga. Elle a notamment permis :
- l’organisation de cliniques mobiles dans les zones enclavéesdu territoire de Kasenga, pour rapprocher les soins des populations vulnérables ;
- des campagnes d’accouchement gratuit, en particulier au Centre de santé de Lubanda(Kafira) ;
- la prise en charge mensuelle des enseignants non mécanisés de l’École primaire Kaima, à Kilolo(Bakunda) ;
- des campagnes régulières d’assainissement et de salubrité, qui mobilisent la jeunesse dans plusieurs espaces publics de la cité de Kasenga ;
- l’encadrement et la formation de jeunes aux métiers générateurs de revenus, notamment la fabrication semi-industrielle de briques et de pavés parcellaires.
Sa foi catholique se traduit aussi en actes. Il a financé la réfection de la paroisse Saint-Georges de la comme rurale de Kasenga, la construction d’un domaine marial doté d’une grotte moderne, ainsi que l’acquisition d’une cloche paroissiale.
Dans son village de Kinika, il a financé à titre personnel la construction d’une chapelle pour les fidèles catholiques de ce village. Il a également construit des marchés pour stimuler le commerce local et réalisé des infrastructures scolaires pour favoriser l’accès des enfants à une éducation de qualité.





